Les contes pour enfant du monde

La promenade réelle et virtuelle




La promenade réelle et virtuelle


C’est les vacances et Juliette est pleine d’entrain aujourd’hui, elle se lève en chantonnant la dernière chanson à la mode, se lave les dents en s’amusant de la mousse sur ses dents et trouve que c’est un jour magnifique pour faire du vélo.

Seulement, toute seule elle ne peut guère aller loin, alors elle décide de demander à Papa et Maman de venir avec elle et cours chercher Etienne et son ami et voisin.

Lorsqu’elle arrive, Etienne joue avec son frère Thomas à un jeu d’ordinateur. Elle leur propose donc de l’accompagnée. Ils sont tout les deux d’accord pour venir. Elle expose donc son projet de promenade à vélo. Etienne est tout prêt et courre chercher son beau vélo vert, par contre, la mine de Thomas se renfrogne et son envie de les accompagner s’envole.

Pourquoi ne veux-tu pas venir avec nous ? demande Juliette. Et bien lui réponds Thomas, le vélo c’est fatiguant et puis j’ai un jeu super avec des vaches et d’autres animaux de la campagne sur l’ordinateur.

Bien, lui répond Juliette, fait comme tu veux, à tout à l’heure.

Et voici Juliette, Papa, Maman et Etienne partis joyeusement pédaler dans la campagne.

Ils aperçoivent des petits oiseaux qui pépient dans les haies, des taupes qui fonds des petits monticules dans les champs, un petit chat qui courre après des papillons, un chien qui fait la sieste dans la cour d’une ferme, des ânes tranquillement en train de paîtrent et surtout, Sophinette la vache du fermier qui a mis, il y a une semaine, son petit veau tout noir avec deux yeux « au beurre blanc ». Le fermier étant dans le champ, la petite troupe s’arrête et ce n’est que câlin avec Sandre (le fermier est pêcheur et gourmand alors il a pensé à la recette du «Sandre au beurre blanc»).

Après avoir gambader avec le veau autour de la vache et avoir roulé dans l’herbe, Juliette et Etienne repartirent avec Papa et Maman.

Arrivés à la maison, ils rejoignirent Thomas et ne tarirent pas de commentaires sur ce qu’ils avaient vu.
Thomas leur dit, et bien moi aussi sur l’ordinateur j’ai vu des vaches, des veaux, des ânes et même des cochons ! Alors ? Il n’y a là rien d’extraordinaire.

Ah oui ? Se récrièrent en cœur Juliette et Etienne, tu trouves qu’il n’y a pas de différence ? Et bien tu peux me dire comment il est ton écran d’ordinateur ?

Blanc, lisse et froid comme toujours, répondit Thomas.

Alors, Juliette et Etienne lui disent combien le poil de la vache et du veau était doux, combien le museau étant amical, et la langue râpeuse, et les odeurs … Ah les odeurs, le foin, les près, la ferme, et puis le vent léger qui rafraîchi et qui fait virevolter les cheveux, enfin tout ce qu’un écran ne peux pas apporter en VRAI.

Thomas fût bien obligé de reconnaître que oui, cela manquait un peu dans une chambre assis sur une chaise devant un bureau.

Donc, c’est décidé, dit Juliette et Etienne, demain, nous iront tous revoir Sophinette et Sandre.





Conte imprimé sur http://www.contes.biz